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CENTRE D'INTERET
TOURISTIQUE : LE PATRIMOINE
CULTUREL DE DJENNE
1- Djenné
un patrimoine Millénaire
et riche Djenné possède un patrimoine culturel certain
qui a émerveillé, qui continue d'émerveiller et
qui fait d'elle l'une des villes les plus connue
d'Afrique depuis la nuit des temps. Ce patrimoine
est :
- 1-1 Archéologique
: L'occupation humaine
est très ancienne à Djenné et dans la région.
Cela est attesté par l'existence de nombreux sites
archéologiques dont les plus célèbres : Djenné
Djeno, Kaniana et Tonomba. A ce jour, on dénombre
65 sites à Djenné et dans un rayon de 5 km.
- 1-2 Architectural
: L'originalité de la
ville de Djenné réside dans son architecture de
terre de type soudanais que d'ingénieux et talentueux
maçons ont élaboré à travers les âges par l'édification
de belles maisons à façades Toucouleur, de splendides
maisons à façades marocaines et de simples maisons
avec enclos que domine majestueusement la célèbre
mosquée, construite en 1280 date de la conversion
du 26è souverain " Djenné Were " Koi Komboro à
l'Islam.
- 1-3 Artistique
et Artisanal : Le patrimoine
artistique et artisanal de Djenné est constitué
entre autre, de statuettes anthropomorphes, zoomorphes
en terre cuite et en bronze, de perles de fusaîoles,
de vases de coupes et de jarres à caractère rituel
ou utilitaire et des produits de poteries, de
cordonnerie, de maroquinerie, de forge, de l'orfèvrerie,
de broderie traditionnelle, de vannerie et du
bogolan. Il aiguise la curiosité des étrangers
et forge l'admiration des nationaux.
- 1-4 Rayonnement
religieux et intellectuel :
Djenné, dès la conversion du souverain Koï Komboro
à l'Islam qui devenait religion officielle, fut
progressivement le centre de diffusion et de propagation
de l'Islam à travers tout l'Ouest africain à la
faveur du commerce transsaharien. C'est ainsi
que des écoles coraniques, des universités dans
lesquelles l'on enseignait la charria, la théologie,
la grammaire, la littérature, l'astrologie virent
le jour dans de grandes familles comme : Tire
Humé Hinka (vestibule à 2 portes) ; Houssouna
(où Abderhamane es Saadi rédigea le tarik es soudan
du XVIIè siècle) ; Dramela et Sidibela. Jusqu'à
une date récente, on comptait à Djenné une quarantaine
de grandes familles maraboutiques qui rivalisaient
de ferveur et de performances. Chekou Amadou,
futur fondateur de l'empire Peul du Macina basé
à Roundé Sirou, venait parfaire ses connaissances
à Djenné. Encore de nos jours, Djenné continue
de recevoir bon nombre d'élèves et étudiants en
provenance de l'intérieur du Mali et des pays
voisins tels que le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire.
A Djenné, les fêtes musulmanes comme le Ramadan,
la Tabaski et le maouloud sont fêtées avec éclat
ou observées avec scrupule.
- 1-5 Manifestations
culturelles traditionnelles :
En plus des fêtes d'obédiences musulmanes, les
Djennenkés célèbrent avec la même ardeur d'antan
d'autres manifestations culturelles traditionnelles
populaires :
- Tabay Ho, la chasse aux
lièvres,
- Pêches collectives,
- Courses de pirogues.
2. Djenné, ville
du Patrimoine Mondial
Très tôt, les autorités
de la République du Mali, conscientes de la valeur
exceptionnelle de Djenné au plan culturel proposaient
Djenné et quelques sites archéologiques la ceinturant
à l'inscription sur la liste du Patrimoine Mondial
pour la première fois en 1979. L'inscription devient
effective en Décembre 1988, lors de la 12è session
du comité du Patrimoine Mondial tenue à Brasilia,
au titre des critères III et IV de la convention
du Patrimoine Mondial.
En effet, les sites
archéologiques de Djenné Djeno, Hambarke Tolo, Tonomba
et Kaniana apportent un témoignage exceptionnel
sur les civilisations pré-islamiques du Delta intérieur.
Djenné, considérée
tantôt comme " la plus belle ville d'Afrique en
terre battue " constitue un bel exemple d'ensemble
architectural illustrant une période historique
significative, à savoir le Moyen Age Africain (du
VII au XVIII siècle).
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