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La colonisation
du Macina :
Les résultats de ces
differents travaux, notamment des fouyilles à Jenné-jeno,
Dia et Diohou indiquent que l'occupation initiale
du Macina remonte au IIIè siècle av. J.C. L'absence
d'une occupation humaine plus ancienne datant du
néolithique est probablement liée aux crues du Niger
apparamment plus actives et plus longues ainsi qu'à
la présence de nombreuses maladies (maladie du sommeil,
paludisme) qui auraieent découragé toute colonisation
de la région.
Aux environs du Vè
siècle av. J.C., le Sahel entre dans un nouvel épisode
de sécheresse. Cette sécheresse, de plus en plus
croissante depuis le sixième millénaire av. JC,
avaient poussé les populations du Sahara, à se dépalcer
vers le sud à la recherche d'un environnement plus
humide. Très certianement, vers le IIIè siècle av.
JC, ces populations dont les manifestations au néolithique
terminal ont été trouvées au Ména, dans le Hodh
en Mauritanie et dans la vallée du Tilemsi (plus
à l'est), pénètrent dans le delta intérieur du Niger
et fonde les sites comme Jenné-jeno, Mara et Shoma
dans les environs de Dia. A leur arrivée sur ces
sites, elles connaissaient déjà la technique de
fonte du minerais de fer (certainement importées
des régions voisines) ainsi que la culture des céréales
comme le fonio, le mil et le riz africain. Le Macina,
aussitôt après l'arrivée de ces premières populations,
devient le théâtre d'une intense occupation humaine.
Près de 70 sites archéologiques, presque tous habités
simultanément pendant l'apogée de Jenné-jeno (VIIIè
- XIè siècle ap. JC), ont été identifiés dans un
rayon de quatre kilomètres autour de la ville de
Djenné. Plus loin, dans l'espace compris entre Djenné
- Sofara et Diafarabé, ce sont plus de 800 sites
qui ont été inventoriés lors du projet Togué. Le
Tarikh es Sudan, écrit en 16x fait écho de cette
occupation et atteste que le Jenné-Koy (le chef
de Djenné) n'avait pas besoin d'envoyer un émissaire
à Tombouctou. Ses messages, répétés à haute voie,
étaient transmis d'un village à l'autre jusqu'à
Tombouctou. Cette intense occupation a forcement
laissé des stigmates. Aujourd'hui, au Macina, comme
d'ailleurs l'ensemble du Moyen Niger, il existe
plus de sites archéologiques que de village modernes
habités.
 
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