INDUSTRIES :
Le Mali s'efforce aujourd'hui
de développer un secteur industriel orienté vers la
recherche et l'exploitation des ressources minières
en plus de la transformation des productions agricoles.
Par ailleurs la multiplication des sources d'énergie
en vue de faire face à la demande d'une industrie
en pleine croissance est perceptible. Malgré tout,
la production énergétique reste insuffisante.
Néanmoins le Mali n'est
pas dépourvu d'atouts : l'aménagement des cours d'eau
n'en est qu'à ses débuts, et l'énergie solaire dépasse
à peine le stade expérimental.
Le barrage de Sélingué
sur le Sankarani (Niger) produit de l'électricité
depuis 1980 avec une puissance de 44.000 kw, le barrage
de Manantali, sur le Bafing (affluent du fleuve Sénégal),
conçu dans le cadre de l'Organisation pour la Mise
en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) aura une puissance
installée de 144.000 kw. Dans les projets à plus long
terme, deux sites de barrage sur le Niger ont été
retenus : Tossaye et Labbézanga.
Dans le domaine des
ressources minières, plusieurs recherches exécutées
ou en cours par des sociétés d'Etat et privées ont
permis de fournir des indices. On retient la découverte
du fer au sud de Kita, la bauxite, le cuivre, le manganèse,
l'étain sur le plateau Manding, des traces de pétrole
et d'uranium sont signalées au Nord et à l'Ouest ;
Bafoulabé (ouest) recèle du marbre et du Kaolin. Parmi
les ressources exploitées l'or (Kalana, Kéniéba) figure
en bonne place et classe le Mali au 3è rang Africain
après l'Afrique du Sud et le Ghana.
En l'absence, d'une industrie
lourde, la production industrielle du Mali est basée
sur la transformation des production agricoles : biscuiterie,
pâtes alimentaires, confiseries, conserverie, brasserie,
boulangerie, huilerie, sucrerie, laiterie, usine textile
et de tabac.
Toutes les entreprises
industrielles sont privées, mixtes ou en voie de privatisation,
depuis que le Mali a opté pour un système économique
libéral à partir des années 1980.
Le tourisme et l'artisanat
sont aujourd'hui des secteurs en pointe. Trois sites
touristiques (Djenné - Plateau Dogon - Tombouctou)
sont classés patrimoine mondial par l'UNESCO. Ils
bénéficient à ce titre de l'attention du gouvernement
malien, des organismes multilatéraux et bilatéraux
dans le cadre de la sauvegarde, de l'aménagement et
de la promotion.
(PHOTO DE CHAQUE SITE)
La convergence d'un nombre
de plus en plus important de touristes vers ces sites
maliens du patrimoine mondial a favorisé l'essor de
l'artisanat qui déclinait.
Aujourd'hui, on assiste
à la créativité et à la diffusion tous azimuts de
l'art malien : le bogolan, la teinture, les cotonnades,
la cordonnerie et l'orfèvrerie sont vendus sur tous
les continents.
Les artistes à travers
la musique (Ali Farka Touré, Salif Keïta), le cinéma
(Souleymane Cissé, Cheick Oumar Sissoko), la peinture
(Ismaila Diabaté) sont devenus les ambassadeurs du
Mali à travers le monde.
(PHOTO)