L'ARMEE
La
Dina était une puissance guerrière. L'empire étant
divisé en 5 (cinq) commandements militaires. Les
commandants assurant la défense des frontières
et la sécurité intérieure étaient vigilants et
faisaient des tournées périodiques.
Hamdallaye
(la capitale) était fortifiée par un TaTa dont
les ruines existent toujours et protégée par une
cavalerie de 10.000 chevaux.
Le service
militaire était obligatoire de 20 à 60 ans. Le
soldat était rémunéré par la Dina mais s'équipait
lui-même.
- la
religion et l'enseignement. Les Macinanké étaient
de rite malékite et de secte Quadriya comme leurs
maîtres spirituels, les Kounta de Tombouctou.
Sékou
Amadou construisit des écoles publiques dans tous
les grands centres : tout diplômé avait le droit
d'ouvrir une école et de recevoir des subventions
de l'Etat. La fréquentation scolaire étant obligatoire
pour les deux sexes dès l'âge de 7 ans. Les études
étaient sanctionnées par des examens et des diplômes.
COLONISATION
INTERIEURE DU MACINA :
Sékou
Amadou fit une véritable révolution au Macina
en obligeant les nomades peulhs à se fixer. Il
opéra des regroupements, des déplacements de villages,
créa des centres nouveaux, réglementation de la
production agricole. Le Macina devint le grenier
à riz du Soudan Occidental. Sékou Amadou mourut
en 1844 et fut remplacé par son fils Amadou Sékou
(1844 - 1853) un homme doux et pieux qui n'aimait
pas la guerre mais qui fut contraint de la faire.
Il reconquit Tombouctou qui s'était rendu indépendante
au début de son règne.
Du
côté des bamanan les guerres continuèrent pendant
tout son règne sans vainqueurs ni vaincus.
Il
mourut en 1853 et fut enterré à Hamdallaye auprès
de son père.
Amadou
Amadou fut le dernier roi du Macina. Il régna
de 1853 à 1862. Son pouvoir fut détruit par El
Hadj Omar tout comme celui de Bina Ali de Ségou.
