MINISTERE DE L'ARTISANAT ET DU TOURISME
OFFICE MALIEN DU TOURISME ET DE L'HOTELLERIE ( O.MA.T.HO )
BP 191 Bamako Rue Mohamed 5 Tel:(223) 22 56 73 - Tel/Fax: (223) 22 55 41
Création | Mission | Politique touristique | Priorités | Statistiques | Tourisme et voyage | F.A.Q | Contact
 
 

L'EMPIRE DU MANDEN (OU MALI)

Du XIIIè au XIVè Sciècle, il sera la principale puissance politique du Soudan nigérien. C'est un empire plus méridional qui paraît plus solide que l'empire du Ghana. Il a une économie beaucoup plus solide grâce à l'or et aux céréales qu'il produit.

Dès le XIè Sciècle et peut être même avant par la production de l'or, le Manden va attirer aussi bien les marchands maghrébins, que les Tunka de Ghana qui vont l'intégrer à leur empire. Ceci favorise l'émergence d'une monarchie maninka (ou malinké) qui va libérer le pays de la domination étrangère.

Le peuple maninka se composait d'un ensemble de clans (Kamara, Traoré, Koné, Dunbuya, Konaté...) repartis dans diverses provinces (Do, Kri ...)

L'intégration politique, économique et sociale du pays sera faite sous l'impulsion du clan Konaté - Keïta grâce à l'action d'un homme, Sunjata Keïta qui entre en scène avec sa lutte héroïque contre Sumanworo Kanté chef forgeron de l'Etat animiste de Sosso.

D'abord perclus jusqu'à un âge avancé Sunjata retrouve l'usage de ses jambes de façon miraculeuse, venge un affront dont sa mère Sogolon avait été l'objet et s'exile à Mema.

Réclamé par les siens, il revient, prend la tête des armées mandingues et triomphe de Sumanworo Kanté vers 1235 à Kirina.

Sunjata annexa le royaume de Sumanworo et étendit les frontières de son nouvel Etat au Bambuk et aux possessions del'empire du Ghana en dégénérescence. Il encouragea l'agriculture, créa des cultures nouvelles dans la plaine du Niger. La culture du coton se développa, l'irrigation également. On produisait des céréales et l'élevage connut un rapide essor.

Dans la capitale s'installèrent des marchands et des artisans qui forgeaient des armes et tissaient la laine et le coton.

Le commerce était la richesse principale de l'empire qui dominait à la fois les routes du sud, de la forêt, les mines d'or et les pistes caravanières du nord. Lorsque Sunjata meurt vers 1255, il laissait un empire solide et prospère, s'étendant du Ghana à la Gambie et du Tekrur au Moyen Niger, dans lequel régnaient la paix et la sécurité.

La mort de cet empereur (Mansa) fut suivie d'une période d'instabilité dont profita l'esclave Sékurè qui usurpa le pouvoir. Véritable conquérant, Sèkurè (ou Sakura) porta les frontières de l'empire jusqu'à l'océan à l'ouest et au nord jusqu'à Tombouctou. Mais il périt assassiné. Parmi les successeurs de Sèkurè, on peut retenir deux noms : Abubakari II et le célèbre Mansa Musa.

Abubakari II est resté célèbre pour avoir tenté, bien avant les Portugais et les Espagnols d'explorer l'océan avec une armada de 2000 pirogues équipées de marins. Peut être a t-il pu découvrir l'Amérique avant Christophe Colomb ? Nul ne sait comment se terminera cette mémorable et audacieuse expédition qu'il entreprit au délà des mers.

Mansa Musa (ou Kanku Musa) qui prit le pouvoir en 1307 a laissé le souvenir d'un roi fastueux. Il habitait un palais grandiose à Nyani, gouvernait en s'aidant d'un premier Ministre de fonctionnaires et d'une armée de 100.000 soldats. C'était un grand musulman, il rendait la justice et outre les droits de douanes, ses ressources étaient considérables. La Manden était un empire immense qui s'étendait du monde Haoussa jusqu'à l'océan atlantique. La prospérité régnait partout.

Mais l'événement le plus important du règne de Kanku Musa fut indiscutablement le pèlerinage somptueux qu'il fit à la Mecque en 1324.

Selon les auteurs arabes qui évoquent abondamment cet événement, il était accompagné de 10.000 soldats, d'une escorte importante de lettrés, de parents et d'amis et de 500 esclaves tenant chacun une baguette d'or massif à la main. Au moyen Orient l'illustre pèlerin distribua tant d'or que le cours du métal jaune baissa en Egypte de 25%. Ce voyage fit entrer le Mali sur la scène internationale et révéla l'éclat de sa civilisation. Il favorisa les échanges à l'extérieur et permit au Mansa de ramener avec lui, de la Mecque des architectes, des poètes et des savants arabes ainsi de nouvelles idées. Ceci favorisa largement la diffusion de l'islam qui, de religion de l 'élite devint peu à peu celle du plus grand nombre. Les cauris, l'or, le cuivre ou les cotonnades étaient les monnaies en usage, et bien souvent les mesures arabes comme le dinar ou le mithkal. Les grandes villes marchandes étaient Nyani, la capitale, Oualata, Tombouctou, Gao et surtout Djéné dans le Delta Central du Niger.

L'aristocratie politique et militaire, les marchands (Wangara) et les marabouts avaient pris plus d'importance sur le reste de la société.

A partir du XIVè Sciècle, les troubles dynastiques affaiblirent l'autorité des Mansa et la grande étendue du Mali le rendit vulnérable aux attaques de ses ennemis (Mossi, Touareg, Peulh...) gouverneurs de provinces et rois tributaires profitèrent de cette situation pour s'affranchir.

Au XVè Sciècle, on assiste au démembrement de l'empire. Le royaume de Gao devient un puissant empire grâce aux conquêtes de Sonni Ali Ber ; Le Tékrur et le Futa Djalon sont émancipés par Koli Tenguela mais le Mali conserve longtemps encore les provinces atlantiques de la Gambie et de la Casamance. Par là, les empereurs restaient en contact avec les rois du Portugal et les autres Européens, qui fréquentaient les côtes d'Afrique. Progressivement un autre empire va prendre la succession, celui des Sonraïs

.

 

 

    © 2001 Design by SOL-CRE@ l TULIP S.A.R.L - BAMAKO - MALI