Les cultures fruitières
et le maraîchage connaissent un certain essor ; ainsi,
le Mali exporte des bananes, des mangues et des oranges
vers l'Europe et les pays arabes du golfe. Tous les
centres urbains et périurbains sont producteurs et
consommateurs de légumes.
Les cultures industrielles
qui sont les matières premières de l'industrie malienne
occupent une place de choix dans le politique agricole
du pays. Avec 500.000 tonnes de coton en 1998, le
Mali est placé au 2è rang des producteurs africains
après l'Egypte. Une bonne partie de ce coton est vendue
aux U.S.A, au Canada, dans l'Union Européenne, en
Chine, au Japon et en Afrique du Sud.
En vue de faire du Mali,
le grenier de l'Afrique de l'Ouest de nombreux Instituts
de recherche agronomique comme l'Institut d'Economie
Rural (I.E.R.), des entreprises et offices de développement
rural chargés de l'encadrement et de la vulgarisation
des techniques modernes de production aux paysans
comme la Compagnie Malienne de Développement Textile
(CMDT), Société d'économie mixte pour le coton (principalement),
les cultures vivrières et l'élevage ; l'Office du
Niger (ON) Société d'Etat pour la riziculture irriguée,
l'Opération Haute Vallée du Niger (OHVN) surtout pour
le tabac, le coton et autres cultures vivrières ;
divers offices spécialisés dans la riziculture comme
les Offices Riz de Ségou (O.R.S.) et de Mopti (O.R.M.)
ainsi que des entreprises de construction de matériels
agricoles ont été créés.
Actuellement, la vulgarisation
des semences sélectionnées, la mécanisation et la
formation des ruraux dans l'agro-entréprise ont permis
d'augmenter la productivité et la production.