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Manifestations
& traditions ( suite )
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- Peevun, " pêche
collective de la mare de pe "
: La mare de Pe, située à Baramandugu entre San
et Djénné, fait aussi l'objet d'une pêche moins
populaire que celle du Sankè, mais dont les manifestations
mobilisent également presque tout le pays Bwa.
Organisées au mois de Juin, la pêche est précédée
de sacrifices d'animaux (poulet ou bouc) blancs.
Ces sacrifices préparatoires sont accomplis au
départ des pêcheurs de leur village et à leur
arrivée à la mare, pour conjurer les mauvais esprits.
Le jour de la pêche, généralement un dimanche,
toute la population des environs se rend à la
mare toute affaire cessante, parce que poussée
non seulement avec le souci d'accomplir un rite
traditionnel annuel et gagner du poisson, mais
aussi par la croyance que tout travail champêtre
accompli ce jour là restera infructueux. Les pêcheurs
revenant de la mare avec ou sans poissons, sont
accueillis en chants, musiques et danses par les
femmes. Cet accueil, le partage du poisson et
l'animation qui s'en suit sont riches en couleurs.
Vidéographie : Rush n° manifestation
de Peevun à Dimana près
de Fangasso.
- Noukou mó, "
pêche de la mare (sacrée) Nuku " en pays Mandé:
Le Noukou est une mare située à environ 5 km au
Sud de la ville de Kangaba. S'étendant sur près
de 2 km de long et 300 m de large, elle alimente,
au même titre que le Sankè, une pêche collective
annuelle qui regroupe, au mois de mai, les populations
de la ville de Kangaba et des environs. La légende
nous apporte que cette mare a été découverte par
les Kamara, Dantioko en communion avec les génies
de Faragouè (pierres blanches sacrées situées
au cœur de la ville), qui leur ont dicté les rites
à accomplir. Après les sacrifices sanglants visant
à annuler les forces négatives de l'eau et circonscrire
les accidents, le clou de la cérémonie est l'épreuve
de la calebasse. Le doyen des Kamara pose une
calebasse neuve remplie de crème sur l'eau de
la mare. Ce récipient tourne sur l'eau et, d'après
le croyance, disparaît et réapparaît contenant
des poissons frais donné suivant l'humeur des
génies. La quantité de poissons se trouvant dans
la calebasse est indicatrice de la richesse ou
de la pauvreté de la mare en poisons ou de la
volonté des génies de donner beaucoup ou peu de
poissons. Les Marionnettes de Markala Dans la
région de Ségou, notamment à Markala et ses environs,
des associations de jeunes célèbrent tous les
ans le changement de l'année, de mai à Juin. Au
centre de cette célébration se trouve la sortie
des masques, sogo bò, organisée par les populations
Bozo, Marka et Bamanan de différents villages
ou quartiers du même village, qui rivalisent de
présenter les plus beaux masques et marionnettes
aux couleurs chaudes fraîchement renouvelées pour
l'occasion, habillés de fibres végétales teintes
et de tissus faits main artistiquement composés.
Les masques et marionnettes représentent des personnages
sociaux ou imaginaires, des animaux domestiques
ou sauvages, réalistes ou mythiques qui sont vivre
aux spectateurs diverses scènes de la vie familiale
villageoise organisées par les associations de
jeunes, sur l'eau ou la place publique du village,
les spectacles de marionnettes constituent un
événement major de la vie des populations de Ségou
et Markala, qui se mobilisent entièrement pour
marquer la fin de la saison de repos et celle
des travaux champêtres commençant avec les nouvelles
pluies.
Références
(cf. reportage vidéo, ORTM).
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- Les Marionnettes
de Markala :Dans la région de Ségou, notamment
à Markala et ses environs, des associations de
jeunes célèbrent tous les ans le changement de
l'année, de mai à Juin. Au centre de cette célébration
se trouve la sortie des masques, sogo bò, organisée
par les populations Bozo, Marka et Bamanan de
différents villages ou quartiers du même village,
qui rivalisent de présenter les plus beaux masques
et marionnettes aux couleurs chaudes fraîchement
renouvelées pour l'occasion, habillés de fibres
végétales teintes et de tissus faits main artistiquement
composés. Les masques et marionnettes représentent
des personnages sociaux ou imaginaires, des animaux
domestiques ou sauvages, réalistes ou mythiques
qui sont vivre aux spectateurs diverses scènes
de la vie familiale villageoise organisées par
les associations de jeunes, sur l'eau ou la place
publique du village, les spectacles de marionnettes
constituent un événement major de la vie des populations
de Ségou et Markala, qui se mobilisent entièrement
pour marquer la fin de la saison de repos et celle
des travaux champêtres commençant avec les nouvelles
pluies.
Références (cf. reportage
vidéo, ORTM).
- Hollo-horrey
:Holley-horey est le nom (en langue Songhoï) d'un
culte initiatique commun aux Sonrhaï et aux Bella,
qui s'enracine dans la structure sociale de ces
deux groupes. Culte des génies de l'eau et de
la brousse, il se caractérise par un rite complexe
qui allie croyances religieuses, pratiques magiques
inséparables d'une musique de possession qui est
plus instrumentale que vocale. La mélodie est
assurée par le violon et le rythme par la calebasse.
Elle établit la relation entre les danseurs (possédés)
et les génies par l'intermédiaire d'un ensemble
hétéroclite d'objets et d'habits aux couleurs
chatoyantes portés par les danseurs, ou qu'on
expose pour décorer l'aire de la manifestation.
La confrérie du holley-horey exerce à travers
cette musique une fonction thérapeutique dont
peuvent bénéficier tous les membres de la société,
mais aussi un pouvoir religieux et politique.
Références : Bibliographie
: Sons et rythmes du Mali, catalogue d'exposition,
Musée National, 1996 Jean Marie Gibal, Tambours
d'eau Photographie et Vidéographie, cf. Archives
audiovisuelles du Musée National.
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