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Manifestations
& traditions
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Introduction
Les manifestations
culturelles constituent une part importante de la
richesse culturelle du Mali en raison de leurs contenus
éducatifs et ludiques conçus pour atteindre les
objectifs sociaux, notamment la cohésion sociale.
Elles ont, pour la plupart, résisté au temps, et
continuent de garder leur efficacité dans les proportions
historiques et/ou culturelles locales qui les ont
vu naître.
Plus que les mythes,
elles constituent un terrain d'investigation privilégiés.
Comme le mythe, la manifestation est un langage,
mais aussi une action suivie de conséquences réelles.
La sagesse populaire fait bien la différence entre
la parole et les actes. Les nombreuses manifestations
culturelles des différentes aires culturelles, aux
langages et formes variés, sans être totalement
irrationnelles, comportent une logique, renvoie
à une finalité , à des structures, à des causes.
Elles ajoutent des conséquences réelles à l'acte
accompli.
- Les manifestations de la religion
traditionnelle:
Le Mali est au centre
d'une vaste aire de civilisation d'initiation, débordant
largement l'Afrique de l'Ouest. Des institutions
que l'on a appelées dans la littérature ethnographique,
les sociétés d'initiation ou confrérie religieuses,
existaient avec diverses formes d'organisation :
n'tomo, komo, nama, konon, kórè, jonya chez les
Manika et Bamanan, manya chez les Minianka, do chez
les Bwa au Mali et au Burkina Faso, holley-horey
chez les Sonrhaï et les Touareg et sa forme de jinèntó,
dans les grandes villes du Sud-Mali, póró chez les
Senufo, les sociétés de masques Dogon. Ce sont des
organisations religieuses, caractérisées par des
rites ostentatoires dont l'efficacité (réelle ou
prétendue) ne s'épuise pas dans l'enchaînement empirique
des causes et des effets. Chez les Bamananw, par
exemple, l'orientation première des sociétés d'initiation
était de montrer à l'homme son origine, sa nature
et sa finalité. Pour atteindre ce but, ils déployaient
tous leurs efforts pour faire venir au monde l'individu
dans les meilleures conditions, puis, ils lui faisaient
connaître son origine et sa nature, ils lui montraient
les rouages de son existence et enfin, ils l'orientaient
vers sa finalité consistant dans l'union avec la
divinité. Pour cette raison, l'initiation en leur
sein était basée sur des épreuves psychologiques
et physiques, individuelles ou collectives. Les
épreuves, de part leur contenu cognitif et moral,
modelaient la personnalité de l'individu. Elles
lui conféraient un état physique et mental équilibré,
nécessaire à la bonne vie en société. C'est à ce
prix que la société elle-même acquérait sa cohésion
et sa stabilité, parce que tous ses membres sortaient
en quelque sorte du même module initiatique ou éducatif.
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Dans des localités
du Mali comme le Bélédugu ou le Baninkó, il existe
des survivances de cette vieille civilisation consistant
en des rites initiatiques dont l'accès est généralement
interdit aux non initiés qui, par contre, peuvent
assister aux manifestations publiques extrêmement
riches du point de vue symbolique et esthétique.
D'autres types de manifestations traditionnelles
existent indépendamment de celles de ces institutions
initiatiques. C'est le cas des pêches collectives,
de la traversée des bœufs, des marionnettes, des
investitures de chefs, de la réfection des monuments
(cases sacrées et mosquées) mentionnés ci-dessus.
- Les rites des religions du livre
:
Les religions révélées,
l'Islam et le Christianisme, ont leur liturgies
et leurs lieux de culte célébrés à des proportions
locale, nationale, ou internationale. Ce sont :
n pour l'Islam, les fêtes de Ramadan et Tabaski,
les deux jours du Mahouloud, anniversaire de la
naissance et du baptême du Prophète Mohamed ; n
Pour le Christianisme, le Lundi de pâques, le jeudi
de l'Ascension, le lundi de pantécôte1, Noël ou
le 25 Décembre.
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Les fêtes, le 1er
Janvier, premier jour de l'an, le 20 Janvier, départ
des dernières troupes de l'armée française, le 26
Mars, journée des martyrs, le 1er Mai, fête du travail,
le 25 Mai, journée de l'O.U.A., le 31 Juillet, journée
panafricaine de la femme, le 22 Septembre, fête
de l'Indépendance de la République du Mali, sont
autant de cadres de références où s'expriment des
identités, où s'ordonnent d'autres idées dans un
champ national républicain, continental ou international.
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